« 6-7 Procédures urgence (motoplaneurs) » : différence entre les versions
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=== La panne moteur === | === La panne moteur === | ||
Le dysfonctionnement du moyen de propulsion est une situation d'urgence. | Le dysfonctionnement du moyen de propulsion est une '''situation d'urgence'''. Elle fait l'objet d'un apprentissage pratique obligatoire. Les sources de pannes peuvent être nombreuses et d'origines très différentes : | ||
*anomalie imputable au pilote : manque de carburant, mauvais carburant, mauvaise utilisation du moteur... | *anomalie imputable au pilote : manque de carburant, mauvais carburant, mauvaise utilisation du moteur... | ||
*anomalie technique | *anomalie technique liée à l'usure : normalement atténuée par l'entretien de l'aéronef. | ||
*anomalie soudaine : casse, collision aviaire... | *anomalie soudaine : casse moteur, collision aviaire... | ||
Pour '''la prévention des pannes moteur''', le pilote doit d'abord | Pour '''la prévention des pannes moteur''', le pilote doit d'abord appliquer '''les bonnes règles d'utilisations du moteur de son aéronef''' pour escompter le bon fonctionnement du moteur, au moment présent et pour la durée restante indiquée par le constructeur : Régime moteur, temps de chauffe, type de carburant, température maximale d'utilisation... Chaque excursion de la plage autorisée est un risque immédiat et devrait être signalée sans délais afin d'en évaluer l'impact sur le reste à vivre du moteur : ''aucun impact, nécessite une inspection,'' ou ''nécessite une réparatio''n. | ||
Au '''moment | Au '''moment d'une panne moteur''', le pilote doit '''prioriser la continuité du vol et passer en vol plané : Assiette, Vitesse, Symétrie'''. Une fois '''ces paramètres sauvegardés et pérennisés''', la recherche de la meilleure trajectoire peut débuter. La recherche de la correction de la panne moteur est à envisager si le temps disponible est suffisant. Ces quelques repères permettent d'accélérer le traitement des pannes moteur : | ||
* | *au dessus de 450m / 1500ft : Permet une réflexion et la préparation d'un atterrissage en campagne. | ||
* | *de 100 à 150m / 330 à 500ft : Réflexion possible d'environ 5 secondes, secteur de virage jusqu’à 270° pour un atterrissage d'urgence. | ||
*en dessous de | *en dessous de 100m / 330ft : Exclure un secteur de virage de plus de 120°, atterrir en urgence, dégâts probables sur l'aéronef (voir note ci-dessous). | ||
*en dessous de 30m / 100ft : Exclure tout changement de trajectoire important, atterrissage de sauvegarde, dégâts probables sur l'aéronef (voir note ci-dessous). | *en dessous de 30m / 100ft : Exclure tout changement de trajectoire important, atterrissage de sauvegarde, dégâts probables sur l'aéronef (voir note ci-dessous). | ||
Note : L'expérience montre qu'un pilote humain, dans le but de préserver son aéronef, initie des trajectoires dans l'espoir d'une issue sans conséquence (but conscient du pilote), mais qui | Note : L'expérience montre qu'un pilote humain, dans le but de préserver son aéronef, initie des trajectoires dans l'espoir d'une issue sans conséquence (but conscient du pilote), mais qui peut augmenter la probabilité d'une issue corporelle dramatique (conséquence inconsciente). C'est le cas du ''demi-tour en monté initiale à une hauteur faible'' statistiquement documentés : 100% des décès liés à une panne moteur en monté initiale ont pour cause la perte de contrôle de l'aéronef et l'impact au sol. '''Un entrainement adapté''' permet au pilote de sélectionner en pleine conscience des options qui occasionneront des dégâts sur l'aéronef, mais qui diminue les risques pour les personnes présentes à bord. C'est par exemple le cas du choix d'un atterrissage "tout droit" hors aérodrome à une hauteur qui aurait a priori permise un demi-tour risqué en montée initiale. | ||
Un entrainement adapté permet au pilote de sélectionner en pleine conscience des options qui | |||
'''Dans tous les cas, la conservation d'une bonne vitesse de vol est impérative pour exploiter la hauteur restante'''. L'expérience montre malheureusement que le stresse occasionné par une panne moteur soudaine peut désorganiser tous les profils de pilotes : une mauvaise gestion de l'Assiette/Vitesse/Symétrie aura pour conséquence la perte de contrôle de l'aéronef sous forme d'un décrochage ou d'une vrille. | '''Dans tous les cas, la conservation d'une bonne vitesse de vol est impérative pour exploiter la hauteur restante'''. L'expérience montre malheureusement que le stresse occasionné par une panne moteur soudaine peut désorganiser tous les profils de pilotes : une mauvaise gestion de l'Assiette/Vitesse/Symétrie aura pour conséquence la perte de contrôle de l'aéronef sous forme d'un décrochage ou d'une vrille. | ||
*La bonne gestion immédiate d'une panne moteur dépend de la capacité du pilote a se re-mobiliser rapidement sur les fondamentaux qui permettent le vol plané. | *La bonne gestion immédiate d'une panne moteur dépend de la capacité du pilote a se re-mobiliser rapidement sur les fondamentaux qui permettent le vol plané. | ||